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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 22:00

je pense à vous tous qui lisez mes poèmes sur le deuil, dans mon cas, la perte de mon fils et dans, un sens, aussi de ma fille qui n'est pas ce qu'elle aurait voulu être et que nous pensions qu'elle deviendrait à cause d'une maladie incurable qui s'est déclarée lorsqu'elle avait 16 ans et maintenant elle en a 43.  Pour mon fils cela fait 22 ans maintenant qu'il est parti. La douleur a trouvé sa place en moi après bien des années mais je sais qu'une petite chose peut la faire éclater avec la même vigueur qu'autrefois. 

Ma vie a changé, les faits m'ont fait puiser dans ma créativité pour m'aider à ne pas tomber dans le grand trou noir et maintenant je suis une peintre confirmée qui exposera dans les grandes expositions aux U.S.A. Mais je n'ai plus de vie de famille, je ne veux pas remplacer celle que j'avais ni du tout mes enfants mais mais, en contrepartie, créativité a pu fleurir et je ne suis pas mécontente de ma vie actuelle. Le chemin fut long, très long mas a valut la peine. J'ai dû lâcher mes malheurs et poursuivre dans l'inconnu, sans filet, seule, en gardant espoir et confiance que je pouvais faire face et avancer. Mais il m'a fallut "digérer" car on ne peut pas oublier et cela ne le mérite pas. Comme le gran bonheur, le grand deuil mérite la profonde tristesse, mérite que l'on s'y attarde au lieu de virevolter à droite, à gauche pour "oublier".

Mais voici le poème qui en parle après toutes ces années:

UNE IMAGE CALANDRÉE

 

Ton image apparaît dans mon âme esseulée,

moirée, comme ces tenture d'opéras tragiques

que la calandre des années a lustrée de mes pensées;

image floutée, morr-orée de ces joies d'autrefois,

de cette existence sur laquelle est tombé le rideau de scène,

dont les vocalises,

résonnant pourtant dans mon coeur à certaines heures,

se sont tues.

 

Destin cruel, parfois image surexposée, 

telle la nuit noir-encre après ton départ, 

patinée et adoucie par l'amour qui nous relie

au-delà de ce que ne se sait,

est tu.

 

Aujourd'hui, je te vois, sans que ce mal remonte en moi,

tracé de douleur, de labeur,

tus.

 

Tu t'approches puis doucement t'évanouis,

image mort-dorée que je chéris,

calandrée par mes pensées année après année depuis

que tu t'es tu.

 

t cette image reste toujours en moi et m'accompagne sur le chemin nouveau que je poursuis, au début pour LUI, et maintenant pour MOI.

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