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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 09:54
Et voici un poème tout noir que j'ai écris un "jour tout noir" sans espoir qui illustre bien la fin de la pièce de théâtre basée sur le livre de Paul Claudel dont je vous livrerai la fin peut-être ce soir (je l'ai déjà écrit mais tout s'est effacé avant que je vous l'imprime, alors c'est à refaire, plus tard. Et ensuite pour ne pas vous laisser sur une note si noire, un autre poème d'espoir s'ensuivra.

Pensée du jour:
L'espoir est toujours au coin de la rue mais il faut aller jusqu'è ce coin!




LE RIEN D'UNE VIE SANS RIEN

Tout est foutaise dans cette fournaise
Dans laquelle s'éteignent les braises
De mon âme de glaise

Et les larmes sont comme des glaives
Qui tranchent ma chair blême
Proche du supplice suprême.

Le coeur n'arrête ses pleurs
Que je recueille dans mon bréviaire
Comme les gouttes du suaire

J'ai échafaudé des théories
.............
Pour me sortir des orties
Mais je suis trop niaise
Et ne sais pas m'extraire de ces mains qui serrent

Vient à me manquer l'air
Et je me noie et ça me broie
ça m'aspire vers des profondeurs de délire.
Je vois à nouveau le gouffre
................
...............

Tout est rien, pour rien
C'est la fin.
J'ai cru et cru et encore cru
Mais la vie est tellement nue.

Les brindilles auxquelles je m'accroche
Lâchent et je relâche,
Tombe et m'effondre

Il n'y a que cette fin
Oû je reste sur une grande faim...
De rien... Car je ne sais rien, suis rien,
Dans le rien du grand Rien, plein de rien.
C'est la Fin même de cette faim.

Vieille, je suis vieille
Dans cette veille du recueil de deuil
Seule dans le linceul de ma vie en écueil.

Fracassé,  .....
............
Des pensées échafaudée hier et avant hier
Dans cette vie que je traîne derrière
Qui pourtant m'est chère
Car  ses hôtes sont ma chair
Et que je n'ai d'autre que cette chair.

Je ne puis m'extraire de cette spirale
Qui n'est pas celle du Graal
Mais bien celle de l'enfer sur terre.

Ce n'est pas la galère car là on peut faire
Et ça je sais faire.
Mais c'est le vide qui se dévide sans une ride;
Se dévide sans fin puisqu'il n'y plus rien que le Rien
De la fin d'un plein qui n'est plus rien
Que ce temps dorénavant mien.

LE RIEN D'UNE VIE SANS RIEN

Par Lune de Suchet - Publié dans : Lune-de-Suchet Poèmes, Peintures et autres
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