Mercredi 26 avril 2006
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Nous avions vu pécédemment la peinture du coeur fermé avec une fermeture éclair, mais il y a un coeur encore plus apeuré dont je vous en enverrez une peinture bientôt. Mais, pour le moment, voici un poème parlant de la PEUR, de l'HORREUR qui peuvent être tapies au fond de soi depuis longtemps, depuis l'enfance sans qu'on le sache. Elles ressurgissent parfois d'un coup justement lors d'une attirance pour quelqu'un comportant et entraînant un changement, un questionnement, une crainte du nouveau qui peut faire basculer le fragile équilibre intérieur établi à grand peine.
LA TROUILLE
La trouille...
J'ai la trouille et mes fusibles se mouillent
Court-cicuit...!
Provoquant mille ennuis
Perturbant mes nuits
De jour c'est au tour du générateur de secours
Tout se fige...
Plus d'émois, rien que de l'effroi
......
Mais je regarde en moi.
Trouille tu m'embrouilles!
Qu'est-ce...?
Ce n'est pas moi cette bête tapie là
Qui dévore, paralyse, immobilise
Pourtant il faut la laisser vivre
Car repue de mes craintes d'autrefois
Elle s'en ira
.........
Je ne sais pas pourquoi ça ne marche pas
Je ne marche pas sur ce chemin-là
Pourtant il le faudra
Trouille...avance!
Te suivre je dois pas à pas
Pour voir où tu m'emmèneras...
À l'horreur d'autrefois tapie au fond de moi
Qu'il faut éclairer cette fois
Et je descends dans des soubassements
Morbides, fous, tordus, crochus
Des contreforts de reniements et de dénis
Qui m'ont pourtant permis de continuer la vie
Trouille...
Tu es une douille explosant à retardements
Dans cette pénombre dans laquelle je vis depuis si longtemps
Avec mon rire d'enfant
Me nourissant d'illusions béates, de légendes adéquates
Alice au pays des merveilles..., drôles de trouvailles!
il est l'heure de quitter ces leurres
Et de prendre de la hauteur
Parfois il est bien difficile d'avancer mais il le faut si on veut s'en sortir et surmonter les difficultés