Mercredi 12 juillet 2006
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Et voici la suite à la peinture COEUR ANESTHESIE illustrant le processus que j'ai vécu après le suicide de mon fils qui ne pouvait s'exprimer qu'en peinture, les mots étant trop pauvres, et cela, que six ans plus tard!
Vient le jour où
l'on sort de l'anesthésie et que le coeur s'éffondre, tombe en miettes totalement de part la souffrance si extrême. C'est l'
ECARTELLEMENT TOTAL DE SOUFFRANCE
Dans mon cas ce ne fut pas que le suicide
mais aussi la maladie psychique grave de ma fille, la schizophrénie qui avait déjà éclaté brutalement quatre ans plus tôt, nous obligeant à faire face aux urgences les plus cruelles, douloureuses, terribles, inimaginables. M'obligeant à parer au plus pressé, à me mobiliser instanténement pour contrer l'irrévocable, le possible autre suicide. il y eu des
tentatives à répétitions, plus avant la mort du frère qu'après et toutes sortes de situations extrêmes que je vivais au quotidien dont je n'avais aucune idée. Je me suis informée, j'ai appris sur le tas à faire face tout en portant ce deuil impitoyable en moi avec tous ses questionnements, sentiments de culpabilité, l'horreur de la chose, le manque, tout quoi.
Advint un changement radical dans la composition de la famille. Le mari, qui se tourne vers sa famille, son pays d'origine, qui fuit les responsabilités, les problèmes, les ennuis, la souffrance probablement aussi, qui se mure et m'emmure par la même occasion. Qui bloque tout processus de guérison et qui choisi la fuite,
LE DIVORCE, LA TABULA RASA et ceci, de la pire façon
Et trente ans de vie de famille magnifique, parfaite, car nous étions la famille modèlé, s'éeffondre dans une catastrophe telle que le vide presque total s'est fait autour de moi. Plus personne ou presque. Je ne pus que compter sur moi-même et mon fils là-haut.! La terre se dérobait sous mes pieds et il ne restait plus que la souffrance, le vide, le néant et moi - plus rien, plus mère, plus femme, plus épouse - RIEN dans le RIEN!
Et voici une peinture illustrant cette souffrance extrême, quand l'être est entièrement ouvert de part la douleur, écartelé de haut en bas, le tout. Et je n'étais plus que souffrance