Mardi 3 octobre 2006
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Un poème sur la SOLITUDE, ce sentiment diffus qui nous prend de temps en temps, malgré toutes les activités plaisantes que l'on peut avoir, malgré le fait que l'on a peut-être reconstruit une vie, s'est reconstruit,
il y a parfois ce creux en soi, ce vide, ce manque de ce qui était autrefois. Ou alors même un creux, on ne sait pourquoi, un creux béant.
C'est ce que ressent ma fille avec sa maladie, c'est peut-être ce qu'a ressenti mon fils depuis petit - l'appel de l'Infini, une immense, incommensurable
SOLITUDE DE L''AILLEURS, DE l''AVANT LA NAISSANCE,
ce qu'il avait connu lorsqu'il fut brûlé grièvement à sept ans et demi - Il est parti parti trop loin et n'a pas pu revenir complètement.
La SCHIZOPHRENIE,
une maladie terrible. Ma fille dit en ce moment qu'elle est déjà morte et, en quelque sorte c'est vrai car elle n'est plus ce qu'elle était avant, elle se sent morte en tant qu'elle-même, enfin la partie d'elle-même qui n'est pas la maladie. Je la comprends mais je ne peux pas y faire grand chose à partir lui dire que l'aime comme elle est, que je l'accepte comme elle est même si cela me crève le coeur pour elle, que cela me cause des soucis que je dois faire taire sinon elle serait malheureuse que je sois malheureuse, se sentirait coupable par dessus le marché et que je ne ferais que provoquer une réaction négative non-souhaitable. Je ne peux que la respecter comme elle est, garder espoir, avoir confiance encore et malgré tout, me prémunir et être forte, et rester vigilante autant que possible.
Elle doit savoir, être certaine, que je serai toujours là pour elle mais j'ai ma vie et j'y ai droit et il le faut pour mon fils décédé et moi-même. La vie est bien étrange!
MAIS JE SUIS IMPUISSANTE!! et l'impuissance est terrible.
Alors voici ce poème qui m'a amené à vous écrire ces quelques lignes.
La SOLITUDE toute simple
SOLITUDE
Solitude dans la multitude
Aucune prise
Débranché, jamais vraiment branché,
Planté hors sol,
Déraciné, sans racines
Sans sol
En partance,
Toujours la même stance.
À la dérive
Vers quelles rives?
Nulle part
Coeur brisé, arraché, transplanté,
Rafistolé
Solitude
Dans la multitude
Aucunes certitudes
Brindilles de vie
Solitude, tu es ma mie
Etrange plénitude