Vendredi 3 novembre 2006
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18:51
Nous avions donc vu qu'il y a parfois des moments dans la vie lorsqu'une pause s''impose;
une pause de réflexion, de récupération d'un traumatisme, d'unévénement difficile, d'une rupture, d'un deuil
c'est alors que le coeur peut se fermer, même complètement de peur d'être à nouveau blessé. Bien des choses se passent à l 'intérieur allant de la colère au sentiment de trahison, de mal profond à la tristesse infinie. Le coeur peut non seulement se fermer comme avec une fermeture éclair (comme une de mes peintures, intiutlée "Coeur fermé" précédemment inclues dans un article, mais carrément se barricader complètement comme dans la peinture ici présentée.
Cela m'est arrivé! Il fallait que je "digère", travaille tout ce qu'il renfermait avant de pouvoir, tout doucement le rouvrir à la vie, aux autres, au changement, à l'inconnu. Il a fallu bien du temps mais cela en a valu la peine.
Comment faire autrement d'ailleurs. Il est sûrement possible de continuer avec un coeur aussi lourd, mais quel poids et quel manque de joie. Dans ce cas-là, il faut continuer à courir, à agir, à s'agiter, à rester fermer pour ne surtout pas regarder ce qui se passe à l'intérieur. Jusqu'à quand est-ce possible? Jusqu'à la fin peut-être ou alors jusqu'à l'éclatement brutal et inattendu, tellement inattendu que l'on ne sait même plus pourquoi. C'est un poids énorme que l'on trimbale avec soi.
Quant à moi, j'ai pris le temps pour décanter, assainir, "faire le ménage à fond", regarder les choses en face ainsi que moi-même et finalement tout a trouvé sa place à l'intérieur et le poids est devenu léger . C'est alors, qu'un jour, il ne reste pratiquement plus que les beaux moments, le bonheur que l'on a reçu. L'on se sent finalement léger, plein de vie au lieu d'être une pierre qui tient, un bloc de granit ambulant ou un mort-vivant.
Vous me direz que cela a pris du temps, un temps précieux; que c'est du temps gaspillé. Mais c'est aussi cela la vie qui est faite de hauts et de bas, comme l'on sait, sinon les hauts n'auraient pas à quoi se comparer et l'on ne apprécierait guère à leur juste valeur. On dit bien que l'on ne connaît la juste valeur de la vie que lorsque l'on a été obligé de regarder la mort en face. C'est vrai jusqu'à un certain degré au delà duquel en entre dans une autre dimension qui fait que l'on est plus tout à fait sur terre, parmi nous les humains. J'en connais quelque chose.
COEUR
Mais voici comment je me suis sentie durant un bon bout de temps.
COEUR QUI A PEUR