Dimanche 5 novembre 2006
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Faisant suite à l'article précédant illustré par une de mes peintures iintitulée "Coeur qui a peur", donc qui est renfermé sur lui-même, je vous envoie un poème sur LA SOLITUDE. Puisque l'on est replié sur soi-même, on ne peut qe se sentir seul et être effectivement seul de crainte d'être blessé, plein de colère, de rage, de peurs réelles ou non, c'est égal.
Mais le poème parle d'une solitude assumée, à laquelle on s'est habituée, avec laquelle on a appris à vivre et que l'on assume même si on ne se sent pas encore tout à fait à l'aise avec cet état.
Je pense que c'est le premier pas positif vers L'OUVERTURE effective vers les autres. On s'assume, assume son état, accepte, se connaît mieux. On devient réaliste et on est dans le concret et le maîtrise ainsi que soi-même.
C'est un état qui est, dans une certaine mesure, tout à fait enviable, permettant de profiter de la vie, des rencontres nouvelles, des activités chosies de plaisir, différentes et, en général, bien que seul, on commence à se sentir bien mieux dans sa peau.
SOLITUDE
Solitude dans la multitude
Aucune prise
Débranché, jamais vraiment branché
Planté hors sol
Déraciné, sans racines
Sans sol
En partance,
Toujours la même stance,
À la dérive
Vers quelles rives?
Nulle part
Coeur brisé, arraché, transplanté,
Rafistolé
Solitude
Dans la multitude
Aucunes certitudes
Brindilles de vie
Solitude, tu es ma mie
Etrange plénitude