Lundi 6 novembre 2006
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Après le "Coeur qui a peur", pastel illustrant la phase qu'un coeur blessé traverse pour se protéger parce qu'il ne peut contenir plus de malheurs, de colère, de rage, de tristesse, vient le moment inévitable où il veut commencer à s'ouvrir, à "s'épancher, commencer à se dévider, à se vider.
Alors on se met à en parler, à en écrire, à l'exprimer d'une façon ou d'une autre ne serait-ce que par le langage du corps.
C'est le premier signe de renaissance possible, de réaction, de vie à nouveau possible. C'est donc une action positive qu'illustre le pastel qui suit.
Ne trouvez-vous pas qu'il ressemble à un coquillage s'ouvrant dont s'écoule et suinte par endroits, l'eau bleutée de la souffrance. Il est encore dans l'eau originelle, l'eau à laquelle est nécessaire toute forme de vie, de création, l'eau de la matrice dont naîtra le changement, le renouveau, la création d'autre chose. Et c'est le miracle, le vrai miracle qui s'accompli petit à petit ou alors d'un coup.
COEUR QUI S'EPANCHE