Mercredi 8 novembre 2006
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21:20
Et voici le poème qui s'est imposé de lui-même ce jour noir: Je vous l'écrit directement
sans l'avoir travaillé au préalable.
ENCRE NOIRE
En moi c'est le noir
Tout s'émiette, tombe en miettes
Le voile de l'optimisme se déchire
M'éventre la noirceur de l'avenir
Me trouble la vue la grisaille du quotidien
Apparaît le noir sur la pellicule de mon destin
La soif d'excès m'étreind
Pétrir la vie pour ne pas mourir,
Mourir d'inquiétude, d'incertitude, de lassitude,
De solitude, de toutes les "udes"
Ne pas sombrer dans les cris
Des désespoirs humains
Funambulisme entre noir et blanc,
Le gris vaut-il tant la peine
Vaut-il vraiment la peine
De s'enrober de l'élégance du dédain
Jets d'encre noire
Giclent sur le miroir de mon quotidien
Je sens la main d'airain
Se resserrant sur mon sein
Hier encore serein
Novembre, décembre, mois des cendres
Des joies d'antan
Brûlent à nouveau les buches incandescentes
De l'effroi, de l'horreur
Et la rivière sous terre
Coule au puits des éternelles misères
Puits sans fond dans mon être profond
Où se nichent la douceur infinie
De l'âme de souffrances transie
Et à nouveau je crie ...
Pas d'écho dans la mer d'indifférence ...
Ce soir il fait si noir ...
Je me couche sur mon désespoir
Et l'inquiétude m'étreind.
Il faut donc grapiller chaque miette de bonheur et les empiler précieusement dans le garde-manger pour ces jours noirs.