Samedi 16 décembre 2006
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Puisque je l'ai promis, il faut maintenant que je m'exécute et continue à parler du désir même si la meilleure chose à faire serait de se taire car il est si inexplicable.
Je le connais puisque c'est lui qui est venu le premier me taquiner. me réveiller, me sauver de la mort, du désespoir, de l'abandon, de la non-vie. Il m'a empêché de penser, d'avoir peur; il m'a obligé de le suivre, d'y aller, impérieusement de le suivre. Ce fut bien évidemment le désir du mâle, de l'autre qui m'appelait impérativement, de toute urgence. Il me réveilla et me pénétra de sa force vitale. Oui, c'est ainsi et c'est bien lorsque c'est consenti mais encore mieux lorsque c'est désiré.
Le désir féminin est souvent plus lent à venir, plus circonspect car nous avons à faire à l'abandon, à s'abandonner à l'autre. Ce qui est également présent dans l'homme mais après. Il est fragile après avoir donner, car oui, il donne lui aussi, tandis que nous avant. Et nous pouvons ne consentir qu'un minimum, pour nous protéger; et l 'homme peut s'en aller pour éviter de montrer sa fragilité, pour se protéger. Le mot se protéger revient .... car le désir est une force sauvage dont souvent on se protège. L'affronter comporte des risques ... le laisser vivre demande de la force, de la confiance en soi sinon on se perd. C'est comme regarder derrière le voile ce qui ne doit être vu de tous; c'est semblable à aller chercher l'Infini dont toutes les religions disent qu'il vaut mieux s'abstenir car on ne revient plus vraiment sur terre après l'avoir entrevu.
Le Désir, il surgit à l'improviste, on dit entre semblables à ce sujet qui se reconnaissent d'emblée, leurs ondes étant sur la même fréquence et ZAC, le courant passe et on est pris dans le filet, sans même pouvoir réfléchir. Cette voie-là semble être bloquée et c'est le désir qui envahit tout, prend possession car il est possessif, il veut posséder au plus vite, tout de suite. Il est impérativement impérieux! Il n'y a que le quotidien qui peut lui résister et qui fini par le vaincre la plupart du temps. Ou alors il se transforme en vrai amour et là, c'est sublime je pense seulement car je ne l'ai pas connu.
Bien évidemment le désir est sexe sous toutes ces formes mais vrai et authentique car justement propulsé par cette authentique pulsion de vie qui prend l'être entier. Ce n'est pas un mécanisme, un reality-show, un manuel de pornographie, etc... De n'est même pas parfois un plaisir mais, au contraire, il peut être vécu de façon douloureuse, faire fi de toutes les frontières, barrières sociales, culturelles, etc... et causer bien des problèmes dont il se fiche éperdument!
Si le coeur n'y participe pas, le désir mène à une impasse
Si le coeur ne s'implique pas , le plaisir devient creux
Mais l'amour a besoin de bon sexe 50/50 pour se nourrir
Alors, où allons-nous avec ça? Une vraie relation a besoin de plusieurs ingrédients. Et il y en a un quatrième, très important c'est l'AMITIE,. la COMPLICITE qui ne se trahi que rarement et qui perdure. Elle est un ciment puissant et durable.
Finalement le désir pur ne diffère pas tant chez les femmes et chez les hommes. C'est la même force, qui a la même origine seulement que chez les femmes il fut brimé et canalisé durant des siècles pour des raisons d'ordre social et moral dans la communauté. Il fallait être sûr de sa progéniture, de sa descendance. Il fallait assurer la sécurité de la famille, des enfants donc un désir à la sauvage qui fait fi de tout ne pouvait être admis en premier lieu par les femmes. Il fallait donc qu'elles choississent, que les familles choississent un homme pouvant l'assurer. Donc, soyons raisonnables et ne le laissons pas gouverner!
Par conséquent le désir étant par essence une force incontrollable, ne pouvait être un critère ni une raison ni admis comme tel. Au contraire, il engendrait craintes et réprimandes sévères. Il n'était pas raisonnable dans tous les sens du terme.Actuellement il fait irruption en force dans la société. Certains jeunes n'apprennent plus du tout à le maîtriser, à maîtriser leurs instincts et l'on assiste à ces viols collectifs ou l'un entraîne l'autre dans la barbarie. L'on assiste à beaucoup de choses bien laides de nos jours par désir morbide, par désir de violenter, d'être le maître, de soumettre car telle est la racine du désir.même si encore plus loin, il est la force de vie primordiale, L'instinct de repoduction- à mon avis, n'est pas vraiment le désir bien qu'il y soit lié.La femme a un chemin plus complexe à parcourir car elle doit tourner le désir en abandon, en "s'abandonner" puisque tel est son plaisir la plupart du temps à moins que ce soit elle qui domine. D'ailleurs, combien de femmes cadres à responsabilités importantes deviennent même pires que leurs mères dans le cadre intime parce qu'elles y trouve une jouissance méconnue dans leur rôle au travail. Ce n'est pas du tout étonnant pour moi! Certaines mères d'autrefois s'arrogeaient encore certains droits, comme celui de réclamer leurs droits conjugaux de la part de leur mari ainsi que la position de mère de famille impliquant le droit de mener tout le monde à la baguette et de décider des affaires familiales (voir aussi dans certaines cultures ou les femmes sont opprimées à l'extérieur mais les reines incontestées au sein de la famille; les femmes en tant que telles n'ayant cependant aucun droits). Aujourd'hui elles ne sont parfois que des gestionnaires de la marmaille, n'ont aucun droit de réclamer quoique ce soit car c'est Monsieur Désir qui décide et s'il n'est pas là ou ailleurs temporairement, il n'y a rien à y faire car on lui a accordé la place la plus importante; que dis-je , la place essentielle! Messieurs vous pouvez l'évoquer comme excuse valable s'il n'y est pas. Et Mesdames vous n'avez plus à faire semblant...pour faire plaisir ou par obligation maritale. Je ne sais pas si c'est d'autant meilleur à la longue. Enfin, parfois, il nous tourne en bourrique ce Monsieur Désir avec ses désirs par-ci et par-là. Mais c'est bien de vivre en état de désir. L'attente jusqu'à ce qu'il se réalise, le jeu, la frénésie lorsqu'il se réalise, la tension qu'il provoque semblable à celle du chasseur lorsqu'il guette sa proie. Car dans le désir subit il y a bien la chasse qui de nos jours peut-être des deux côtés. D'ailleurs les hommes deviennent un peu paresseux et se laissent "choisir", c'est plus facile et plus sûr - il n'y aura pas d'échec ni de tentatives multiples à affronter! Du temps économisé! Est-ce à cause de cette paresse justement que la pronographie et tous ces attirails ont tellement de succès? il faut attirer le chaland à tout prix et le garder à n'importe quel prix! La femme redevient un objet mais de son propre choix cette fois et par nécessité. Et puis cela peut effectivement être amusant parfois si l'esprit de jeu mutuel y participe.
Bref, le chasseur ou la chasseuse a flashé sur la proie et il faut qu'il ou elle la "tue". ainsi va le Désir, Mais la vie serait bien monotone sans lui, n'est-ce pas? Vos commentaires??
Et un pastel pour terminer, intitulé:
L'ATTIRANCE
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Poésies et peintures de MARLO - REGARD IMPUDIQUE SUR UN DESTIN