Mardi 20 mars 2007
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La neige et le froid sont de retour mais cette fois ils ne sont plus les trop bienvenus, n'est-ce pas! Alors un poème sur mon autrefois, d'avant ma "renaissance", vers la fin de tout le travail de deuil, de retour en arrière à la racine des choses, d'avant le laisser couler, l'accepter, l'introspection, du se regarder en face et tout ce qui est arrivé afin de pouvoir avancer pas à pas dans l'inconnu, le nouveau, le changement avec confiance - pas tellement ces jours-ci! la confiance mais plutôt le supporter car
JE M'ENNUIE MALGRE TOUTES MES ACTIVITES ,
je m'ennuie vous ne pouvez pas savoir combien mais il faut le supporter et faire au mieux. Mais ce n'est pas comme autrefois, comme dans ce poème car je m'ennuie justement parce que je suis en possession de mes moyens, de mes émotions, de mes sentiments - JE VIS - et non comme avant que les émotions étaient si enfermées, que j'en étais si pleine que rien d'autre ne pouvait entrer. Il n'y avait tout simplement pas la place pour autre chose,
J'étais pleine de TRAGIQUE, d'HORREUR, D'INACCEPTABLE, DE SOUFFRANCE et DE TRISTESSE. Alors, un peu d'ennui ce n'est pas grave. Cependant on pourrait facilement se cramponner à l'INNACCEPTABLE parce que c'est une façon de vivre à 100 à l'heure à l'envers meilleure, pourrait-on dire, qu'un peu d'ennui. Mais c'est un grand danger car ON EN RESTE PRISONNIER ET RIEN D'AUTRE NE PEUT SE DEVELOPPER.
MOTS... MOTS..., PAS SOTS,...
GRANDS MOTS...
Qu'est-ce cette vague qui me décroche
De ces falaises auxquelles je m'accroche
Pour que ne m'emporte l'océan de mes émotions
Si longtemps enfouies dans les méandres de ma vie
Et que la mort et l'abandon ont fait taire si longtemps
Que la négligence a laissé flétrir
A laissé les soucis pétrir
Jusqu'à l'anéantissement de toute vie?
Difficile est le retour au rivage
Car il est tard pour ce sauvetage.
Le naufrage n'a laissé guère qu'une épave (moi)
Qui vogue parmi les vagues
De cet océan ressemblant au néant
D'un ouragan se déchaînant
Avec ces vagues montant et descendant
Et le vent hurlant
J'ai connu l'Atlantique et ses vagues à pics
C'est comme les montagnes russes
Sur lesquelles ces émotions me promènent
Depuis que les sirènes, belles vilaines,
M'ont volé mes chers, sans aucune gêne
Mais qu'en est-il de douces paroles,
D'émotions folles comme ...
"Je t'aime, tu m'aimes, je suis amoureux", dit le monsieur,
"Très très amoureux d'amour" ...
Mots,... que je ne connais plus depuis bien des jours
Mots,... que je ne saisi plus, ... c'est sûr
Mots,... que je ne veux entendre ni comprendre
Mots..., pas sots,
Que je n'ose prononcer de crainte de les blesser.
Mots lointainsqui semblent ne plus correspondre à rien
Dans mon pétrin
Plutôt bahut, oui, ce bahut dans un coin
Du recoin sous le foin
Des moissons d'antan, du temps où je croyais à leur son.
Depuis lontemps ils s'étaient envolés,
Ces mots d'autres contrées.
Mais comme les oiseaux migrateurs
Doivent-ils revenir à leur heure?
J'ai pourtant peur de leurs humeurs,
Du tumulte qu'ils provoquent dans les coeurs.
Il me coûte d'enlever les oeillères
Et d'écouter les prières d'un coeur peu fière
Car les pierres pèsent encore si lourd
Et ne laissent guère entrer le jour.
Puis les craintes de quelque étreinte qui me demanderait
Ce qu'au fond je souhaiterais
Encore me vrillent et me grésillent et me fendillent.
Si bien que je recule et me retrouve
Dans un antre cul-de-sac qui à nouveau à terre me plaque.
Ce coeur est si meurtri
Mail il est vrai qu'il a pourtant un peu envie
De trouver un ami qui lui dit
Et de s'ouvrir à lui.
Il se détend gentiment,
Tout se détend, se décrispe, se défrise
Et plus ne s'enlise.
Et la raison a raison de prendre son temps
L'impatience n'est pas une science
Qui convient à mes sens
Comme l'artifice n'est pas de mon coeur l'édifice.