Dimanche 12 août 2007
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21:50
Vous connaissez tous , je pense, ces moments de doutes lorsqu'on se demande ce qu'on fait ici, où on va; quand on en a marre de trimer, de persévérer, etc.. enfin tout ça. Et bien voici un poème qui en parle.
EXISTENTIELS
Le doute
Pourquoi faire?
Je doute
À quoi ça sert?
Redoute
À quoi bon?
Ca ne sert à rien
Ce n'est pas la peine
C'est trop difficile
Ce doute Ca n'a pas de sens, aucun sens
quel sens? ...
Je doute et redoute ces doutes
Et pourtant il faut faire et les faire taire
Avancer et y aller, où? ... là où je redoute ...
Dans cet enfer que semble être la vie
Dans ces moments de doutes circonstanciels, existentiels
Taire, ils doivent se taire ...
Ciel, là-bas, es-tu là?
Ciel éternel ... probable bataille encore là-bas ...
Non, c'est mieux ici-bas,
Je n'en doute pas
Alléluia!
Bonheurs imparfaits, luttes sans fin, soupirs des soirs, des matins
Perpétuels refrains ...
Sans aucun doute!
Circonstanciels, existentiels,
vous pouvez vous en aller, mes doutes si personnels,
Vous en aller sur les glaciers de l'éternité!
Il n'y a de certitude que dans ce là-bas
Donc ...
Doute, il faut que j'habite avec toi!
Et j'enchaine sur deux gravures, eaux fortes à la roulette, Brunissoir et burin d'après les dessins de
François-Gédéon REVERDIN
que j'ai découverts à l'exposition au
CABINET DES ESTAMPES de GENEVE
consacrée justement à cet artiste Genevois qui dessinait des détails choisis de tableaux de grands peintres comme
DAVID, INGRES pour ensuite les faire graver.
Donc, des oeuvres du 19 siècle, très classiques d'une beauté parfaite hallucinante, Les dessins de Reverdin sont fabuleux et les gravures, placées en juxtaposition, sont d'une précision extraordinaire et d'un relief remarquable. Il paraît que le graveur utilise un espèce de peigne pour graver sur le cuivre (on peut aussi graver sur du calcaire, du linoleum, du bois) des cheveux par exemple, afin que les courbes de chaque cheveux soient exactement les mêmes. Remarquez l'oreille sur la deuxième image, la première étant
un détail déssiné par Reverdin du tableaux par A.L. GIRODET nommé le DELUGE
La main exprime bien la force du désespoir! Et les cheveux ...!
C'est beau non et puissant. On ne sait plus dessiner ainsi aujourd'hui! Et là ce n'est plus le doute mais l'espoir du désespoir!