Samedi 30 janvier 2010
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LA FORÊT ENNEIGÉE
Voici une petite gouache que j'ai retrouvée en faisant de l'ordre. Je l'ai peinte en 1986! Comme quoi il y a des choses qui restent en jachère au fond de nous et un jour vient le jour et elles
peuvent fleurir.
Ce petit tableau je l'ai peint dans le chalet où nous allions, après le ski avec les enfants. Je préparais toujours une bonne soupe bien chaude et après c'était les jeux de société ou encore une
bataille de neige. On entendait la neige s'effondrer du toit avec un bruit sourd et d'énormément long glaçons pendaient du toit. Pas de télé, pas d'ordinateur. C'était il y a 25 ans environ
et durant les années heureuses. En été mon fils bricolait avec ses voitures télécommandées et ma fille se cousait de jolies robes pour ses Barbies. On allait aux champignons, faire de belles
ballades devant le Mont Blanc. On pouvait partir à ski depuis le chalet pour rejoindre le téléski et après on rigolait bien durant la montée, accompagnés de tous ces sapins croulant de neige.
Enfin, j'ai eu la chance de vivre tout ça et après ce furent les tragédies et les souffrances sans fin jusqu'à présent. Et voilà, la peinture m'a trouvée ou plutôt c'est moi qui l'ai retrouvée
car elle fut toujours là. Par contre pas la poésie qui s'est imposée d'elle-même un jour à ma grande surprise!! Comme quoi, parfois les malheurs sont une occasion pour faire ressortir des choses
en jachère qui peuvent désormais fleurir parce que les circonstances s'y prêtent. En tout cas, ce fut mon cas et cela m'a sauvée du grand trou noir; le talent était là et il s'est
imposé!
IL N'EST JAMAIS TROP TARD,
C'EST MOI QUI VOUS LE DIT!
LA FORÊT ENNEIGÉE
Et maintenant le poème, il est d'un style nouveau et différent
LES SILENCES
Duveteux silence
volet claquant sur le matin neigeux
l'oiseau noir plane sur la vallée
les corbeaux picorent sous les sapins alourdis
traces de daims imprimées gracieusement.
Il fait un froid sec
un ciel d'un libre bleu
J'inspire la beauté,
vois l'astre se lever et darder ses milles feux
Duveteux silence
les rideaux j'écarte doucement sur un matin neigeux
balcon recouvert d'un manteau blanc
la ville est endormie encore un peu
le temps s'arrête un instant
l'homme est saisi de merveilleux
les bruits des humains sont silencieux
les pas précautionneux s'estompent sourdement
le vie reprend
Duveteux silence
d'un matin neigeux
la forêt est mystère en noir et blanc
j'écoute le silence du repos
une branche craquant, l'oiseau sifflant, le lièvre sautillant,
les sapins racontant des fables à eux
mes pas s'enfonçant dans la blanche poudreuse
je goûte, comme d'antant elle fond toujours
enfance ...
ramasse et lance une boule de neige
souvenirs ...,
m'en revient l'écho douloureusement heureux.
Par Marlo
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Publié dans : Peintures sur des scènes de nature
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