Dimanche 30 septembre 2007
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Tout a fait autre chose. Un ami français, établi à Genève m'a envoyé des photos d'une de ces excursions tout près de Genève, à St. Cergue, petite station hivernale où j'allais
souvent avec mes enfants luger, faire du ski de fond, nous promener parmi les grands sapins du Jura, car cela se situe au Jura. C'est le paradis des petits lors des beaux Week end d'hiver ! Que
de rires . Une fois j'ai failli passer la nuit sur la piste de ski de fond car je suis partie trop tard et me suis perdue,; il n'y avait plus personne sur la piste et le soleil se couchait;
je me voyais me la geler la nuit à tourner en rond parmi tout ces sapins l'un pareil au suivant, et voilà qu'un expert arrive à toute allure car il voulait faire la grande boucle et rentrer
en France. Je l'arrête pour lui demander le chemin et il me dit qu'il va d'abord sur la Givrine (Suisse) pour ensuite rejoindre le côté français. Alors je lui dit que je
vais le suivre, mais lui fonce en avant à nouveau à cause de la nuit, et je crains fort de ne pouvoir le suivre... Je m'accroche et fonce autant que je peux, la nuit aux
trousses pour finalement, a bout de souffle, voir les lumière du restaurant apparaître au loin.... sauvée! Je n'ai jamais aussi bien skié!! Et tous les sapins sont si semblables et les
boucles sont toutes pareilles....
DESALPES A ST CERGUE; CANTON DE VAUD, DANS LA PARTIE FRANCAISE DE LA SUISSE , DONC EN ROMANDIE.
C'EST AU-DESSUS DE NYON PRES DE LAUSANNE
Vous verrez là des Suisses authentiques, folkloriques, mais ça existe toujours!, de rudes
gaillards, de belles vaches laitières, des traditions toujours encore vivantes car partout dans les Alpes suisses la désalpe se pratique. Les troupeaux descend des pâturages des alpages
appartenant auxla communes où ils ont passé l'été (pruction par les armaillis de formage d'alpage excellent!), mené par les vachers, et les vaches sont redistribuées dans les fermes au fur et à
mesure du cortège, salué et applaudi au passage par les gens des villages et les promeneurs. Bien évidemment les vaches sont décorée pour l'occasion et on sort les habits traditionnels pour la
fête. Il y a aussi parfois des troupeaux de chèvres, menée par de petite filles aux tresses blondes dans leur habit à tablier - c'est mignon comme tout!!! Comme dans l'histoire de HEIDI. Et
j'espère que cela ne va jamais disparaître!!!. Il y a un petit train électrique rouge datant du début 1900 qui a failli disparâitre, qui monte depuis NYON à la GIVRINE et l'hiver il est plein
de skieurs et promeneurs, d'enfants en course d'école
Une autre très belle fête et la seule et unique encore vivante en Suisse, c'est la
FÈTE DES VENDANGES A NEUCHÂTEL AVAEC SON CORSO FLEURI
Une cinquantaine de chars décoré uniquement de fleurs - c'est une pure
merveille!!!! Il y avait un Corso Fleuri autrefois à Genève lors des Fêtes de Genève mais il fut abandonné au profit de stands de rien de spécial ... au plutôt de la Love Parade qui n'est rien
en comparaison, mais bon certains me diront que c'est mille fois mieux mais en tous les cas pas si beaux!
Les photos 1ère partie:
Mercredi 3 octobre 2007
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La suite de l'article précédent: malgré mon déménagement qui se met en route; vous pouvez vous imaginer que je n'ai pas beaucoup de temps - j'ai beaucoup d'affaires ! Mais salutations de la
montagne de MOI!
Sur les photos précédentes vous voyez des Suisses d'origine, comme ils étaient depuis toujours, des montagnards, solides, prudents, parfois
aussi un peu roublards, aimant la nature, la montagne, les beaux paysages mais aussi conscients des dangers de cette nature qu'ils domestiquent afin de pouvoir y vivre en sécurité autant que
possible car l'homme peut si peu lorsque les éléments se déchaînent (nous l'avons trop bien vu cette année encore!! Inondations, sécheresse, incendies...). La vie était rude, les hivers longs, la
Suisse était un pays pauvre et d'émigration encore au début du siècle et il n'y avait que quelques villes prospères comme Zürich et Genève - ville de foire par excellence depuis
longtemps.
Encore tout dernièrement j'ai remarqué une pancarte lors d'une de mes promenades à la montagne indiquant combien de vaches et de veau pouvaient pâitre
sur cette praire particulière afin que l'herbe puisse repousser suffisamment pour le troupeau l'année d'après!!
Tout était calculé pour la survie, l'eau, le bois, la chasse etc... car les villages étaient forcément coupés les uns autres
durant les longs mois d'hiver et se devaient d'être auto-suffisants.
Ce sont les bases de la mentalité suisses, l'indépendance de décision de chaque commune pour cause de survie des villages, l'exploitation juste des ressources
après discussions entre tous les habitants dans un esprit de solidarité et d'équité par rapport à chacun car il n'y a pas de nobles , tous étant égaux. Bien
évidemment il y a une bourgeoisie de mérite, d'ancienneté mais elle aussi possède le même esprit de solidarité sur laquelle sont basés tous les rapports humains car tout et tous
sont interdépendants,
le cantonnier qui nettoye les rigoles du ruisseau afin que l'eau potable coule au village ou même soit rdistribuée entre plusieurs villages, équitablement du point de vue
approvisionnement aussi bien que du travail fourni, est tout aussi important que le grand fermier du coin terrien apte à prendre la responsabilité d'un chef, car il faut un chef dans toute chose,
désigné d'un accord commun à main levée des concitoyens. Toutes ces choses sont les bases de la démocratie Suisse qui remonte, dans son esprit, au 13ème siécle! À cette époque ces rudes
montagnards se sont révolté contre le pouvoir des Habsbourg qui voulaient gérer leurs affaires depuis la lointaine Vienne!
Je vous parlerai encore d'un histoire écrite par un célèbre écrivain suisse dont je ne me souvient plus du nom qui parle d'un village isolé comme tant d'autres dans les
Alpes, coupé du monde durant les longs, rudes hiver. Le "sage " de ce village avait décrété que
le soleil ne se lèverait plus tel jour et que le monde serait plongé dans l'obscurité totale, plus rien ne pousserait, bref, que ce serait la
fin du monde!!
Tous les habitants du village portant foi à sa prophétie, se sont mis a paniquer, à se calfeutrer chez eux sauf une jeune fille qui trouva son histoire invraisemblable. Elle n'y croyait
tellement pas qu'elle a entraîné les jeunes avec elle le jour J tout en haut de la montabne derrière laquelle le soleil se levait chaque matin et conclu l'arrangement suivant: dès que
les premiers rayons du soleil darderaient depuis l'autre versant , les jeunes feraient retentir les coups de fusil (vous savez bien qu'en Suisse chaque homme garde son fusil de l'armée chez
soi encore aujourd'hui - mais c'est en train de changer car trop de mort en ont été la cause, monde moderne oblige même ici - et ainsi les villageois sauraient que le
soleil s'est levé malgré la prophétie. Le soir J les jeunes partirent et le matin , ô merveille, le soleil s'est levé! et .... les villageois se sont précipités hors de leurs maisons
calfeutrées pour bénir le Seigneur. Et le vieux sage me demanderez-vous? Et bien on l'a trouvé mort dans son lit le matin-même.
Donc, ne vous prenez jamais pour le soleil d'une communauté
Les sapins du Jura suisse, vue sur le lac Léman, et les fromagers et leurs vaches décorées pour la rentrée aux étables.
Mercredi 3 octobre 2007
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J'aimerais remercier une visiteuse de mon blog, nommée ARLETTE, pour ses commentaires sur mon article La DESALPE et sur mes AQUARELLES ainsi que mon poème DEBLAYE - je
n'arrive pas à le faire autrement que par ce moyen-ci.
J'ai regardé votre site, Arlette et il est très beau et les commentaires qui y paraissent sont tout à fait à propos surtout le dernier disant que
le pays natal reste ancré dans le coeur pour toujours pour le meilleur et le pire!
J'en ai fait l'amère expérience malheureusement pour le pire et ô combien pire! On peut effectivement adopter une nouvelle patrie mais l'ancienne est ancrée à tout jamais dans le fond du fond et
doit trouver sa juste place sinon cela signifie - PROBLEMES INSOLUBLES à longue échéance!! qui peuvent faire souffrir d'autres si profondément!
Pour ma part, je suis une sans racines et ce n'est pas une position très confortables bien qu'enrichissantes. À la fin on se cherche des racines , s'en creusent là où on se sent le mieux ou
alors où le vent nous a amené!
Samedi 6 octobre 2007
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Mon déménagement est fixé; je vous en avais parlé je crois, que le propriétaire de mon appartement m'a résilié le bail le 31 juillet et que j'avais jusqu'au 31 octobre pour trouver un
nouvel appartement . Une gageure, quasi une impossibilité de part la crise de l'immobilier ici à Genève. Les prix flambent et il n'y a pratiquement que 1 seul appartement
par semaine sur le marché. Alors vous vous imaginez que les gens se ruent dessus.
Bref, le miracle s'est produit et j'ai trouvé mais il a fallu lutter jusqu'à la dernière minute et la régie a empoché deux loyer au passage - celui de l'ancien locataire qui était déjà
parti travailler à Berlin et le mien , exigé un mois à l'avance. Le prix a payer pour l'obtenir! Un joli attique - on appelle ça ici un appartement aménagé dans les combles;
c'est très prisé! Avec vue sur le lac, le célèbre jet d'eau et le Mont Blanc J'ai vraiment de la chance!!!
Le déménagement est fixé au 26 octobre, je viens de choisir le déménageur et maintenant il va falloir trier, emballer, et emballer .... Je vous met quelques photos de mon intérieur ainsi vous
pourrez constater le travail qui m'attend car j'ai beaucoup d'affaires. Cependant, je me réjouis d'emménager dans mon nid d'aigle ou attique-atelier comme quelqu'un l'a nommé. C'est une nouvelle
page, c'est l'appartement de ma nouvelle vie , celle d'artiste, de femme de lettre et peintre. C'est la vie que je me suis construite depuis les tragédies et le destin me confirme grâce à cette
"tuile" (car au début j'était bien catastrophée) que c'est bien la voie que je dois suivre et c'est effectivement celle dans laquelle je me sens bien.
Non, je ne me dévouerai pas à un gentil monsieur de mon âge et laisserai tout tomber ou ne le ferai que comme un simple passe-temps. Non, cela n'est pas écrit pour moi. Je suis devenue une femme
indépendante, sûre d'elle-même, sachant se battre lorsqu'il le faut, confiante en la vie et l'avenir, qui accepte sans problème les incertitudes, les changements, les adaptations. Qui n'est
pas là à pleurer ce qu'elle a perdu, ni à se sentir misérable et seule. J'ai construis quelque chose qui me sied et dans ma vie professionnelle et dans ma vie privée. Les deux ont pris une voie
complètement inattendues; cela a pris son temps, cela a nécessité un examen approfondi du passé et de ma nouvelle situation afin de garder, après analyse approfondie, ce qui reste valable
et d'adopter ce qui convient du nouveau. Pas à pas j'ai progressé en testant, en osant, en risquant, en écoutant mon intuition, ma petite voix intérieure. Mais surtout en persévérant, en luttant,
en ayant une patience infinie et une foi que tout cela devait bien servir et être utile à quelque chose. Eh bien, oui! Et je m'y applique avec ferveur! Et c'est du solide!
Mais voici des photos d'avant déménagement et je vous en mettrai de celles juste avant de quitter:
Samedi 1 décembre 2007
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Et voici finalement un rticle sur
MON RECITAL POETIQUE DU 14 NOVEMBRE 2007. avec des PHOTOS!!
Finalement il y a eu environ 40 personnes je crois malgré le froid et même la neige à l'extérieur de Genève, sur les autoroutes. J'ai eu beaucop de plaisir et les personnes
présentes aussi. Beaucoup d'applaudissements, pratiquement après chaque poème à part les plus touffus lorsque l'attention fut à son comble. Pas mal de recueils furent vendus et un CD.
Heuresuement que mon ami navigateur fut là pour faire la caisse et s'occupper de tout car je fus trop émue après le lecture pour faire quoique ce soit à part parler avec mes invités. Et
heureusement que j'avais remercié les personnes grâce auxquelles ce récital put avoir lieu au début car j'aurais oublié de le faire après. Une chose que je ne sais pas encore faire, c'est
recevoir les remerciements et hommages (si on peut dire) du public - je suis un peu timide et gênée, en fait. À apprendre. mais ce me sera difficile!
Trois bis furent réclamés et qprès il a bien fallu terminer malgré le fait que le public aurait bien voulu en entendre plus ...
JE SUIS TRES FIERE D'AVOIR EU DES PARENTS DE QUALITES EN LA PERSONNE DE LA PRESIDENTE D'HONNEUR DU CLUB DE LA GRAMMAIRE DE GENEVE, MEDAILLEE D'OR POUR LE RAYONNEMENT
CULTUREL (FRANCE) ET OFFICIER DES PALMES ACADEMIQUES POUR SON OEUVRE EN FAVEUR DU FRANCAIS AINSI QUE DE L'ANCIEN PRESIDENT DU CLUB DE GRAMAIRE DE GENEVE ET ANCIEN SAUTIER DU CANTON DE GENEVE.
Quelques photos prises sur le vif. Moi en pleine action .... et ...pour les poemes les plus
"hot", on enlève le haut ... (pas très bonne la photo surtout avec le spray pour la gorge à côté ainsi que des pastilles car j'avais une petite angine ... comme par hasard ... mais je n'en ai pas
eu besoin ni d'un micro car finalement, ma voix porte très bien et j'ai le souffle long - vous savez je me suis exercée en roulant dans la voiture à chaque occasion, en chantant avec radio
Nostalgie - une vraie gymnastique des cordes vocales!!!
Mon guitariste fut parfait même pour les bis improvisés, le dernier, que nous n'avions pas vraiment répétés.
À l'occasion je vous mettrai le troisième bis qui s'intitule "L'IMPARFAIT" - un jeu avec le temps des
verbes Francais, qui a beaucoup plu aussi lors d'un deuxième Récital organisé par les POETES DE LA CITE samedi passé lorsqu'un de mes poèmes (UN GOÛT DE
FRAISE - a voir sur le blog, je crois) fut inclus dans le programme officiel (poèmes choisis et lus par deux comédiennes) et que je fus invitée à lire un poème
(donc l'Imparfait précisemment) lors du Tréteaux libre . Je peux dire que je fus vraiment acceptée par mes pairs grâce à ce poème, et ce n'est pas tâche facile, croyez-moi, car je n'ai pas du
tout le look d'une poetesse mais plutôt d'une femme BCBG qui a tout et à laquelle la vie a toujours souris et apporté que du bonheur ayant "pondu" trois ou quatre poèmes et qui se prend la
tête avec ça... Mais, voilà, je suis comme je suis et je ne vais pas me déguiser en artiste malheureuse et détruite... Mon petit public me connaît, me suit et apprécie ce que j'écris. Cela
me suffit!!! et j'en suis très reconnaissante.