Jeudi 23 septembre 2010
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Un poème un peu coquin à nouveau une fois, pourquoi pas. C'est bien ce style-là qui me convient et que j'aime interpréter.
Je l'ai inclu dans le programme que je finalise pour le
FESTIVAL DES POÈTES DE LA CITÉ DE GENÈVE
LE 30 OCTOBRE 2011 à 14h30
AU THÉÂTRE DE LA MAISON DE QUARTIER,
1, Bvd DE LA TOUR, GENÈVE
(Plainpalais, rue latérale du bvd de l'Arve en montant de la Plaine de Plainpalais, anciennement maison des la Franc-maçonnerie, avec une tour,
en sous-sol il y a un petit théàtre)
Je m'occuppe de la mise en programme, de la coordination musicale avec
le GUITARISTE NICOLAS LAMBERT
et de l'interpértation en alternance et en duo avec
REMI MOGENET, POÈTE ET ECRIVAIN DE SAVOIE VOISINE.
Plus de détail plus tard, lorsque le programme sera finalisé mais vous pouvez d'ores et d'éjà noter la date si cela vous intéresse.
SE GRIFFONNE
On s'adore, se griffonne à mort.
On se pique, se lance des piques,
Avec des mots on lutte et de bataille lasse,
tu me terrasses.
Je ne cède que d'un pouce et rebondit
tandis que tu poursuis
suivant ma trace comme un chien de chasse.
Je me terre dans mon terrier
d'ù tu me déterres et je cours ventre à terre
me réfugier dans les airs.
J'argumente, palabre, plus tu en baves,
point ne relâches; je me fâche;
plus encore tu adores et souris en sourdine.
Je gronde mais de ta volonté tu m'inondes,
me nourris de crudités
ce sont les caresses que tu me prodigues sans cesse.
On s'adore, se griffonne à mort
et finalement l'un contre l'autre on se jette,
se perfore et enfin, tu m'emplis comme une amphore
de tes folles envies si étranges pour moi encore.
MARLO
Une de ces relations en opposition, une lutte amoureuse constante pour la suprématie, une attirance qui est au delà des disputes ou des contrariétés mais qui, au
contraire, s'en nourrit parce que chacun est vrai et suffisamment fort pour le supporter poursuivant le chemin dans la connaissance de l'autre et soi en approfondissant la relation encore
et encore afin de la nourrir tout en évitant de tomber dans l'habitude, la routine, en gardant la surprise, le mystère de l'autre car il reste imprévisible mais vrai.