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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:15
Vous savez bien ou ne savez pas que ma fille souffre de shyzophrénie, un horrrrrible maladie multi-facettes, et ça depuis 1991 lorsqu'elle a éclaté avec violence. S'ensuivirent urgences que vous ne pouvez pas vous imaginez, maintes hospitalisations, tensions, et surtout beaucoup de souffrances pour tous. Maintes fois j'ai cru ne plus pouvoir faire face mais la force, je la trouvais toujours quelque part.

Et bien il y a parfois


DES MIRACLES car maintenant, après à nouveau


 6 MOIS EN CLINIQUE ELLE VA TRES TRES BIEN!!!


Ils ont finalement trouvé les dosages, médicaments qui lui conviennent, ont mis en place aussi grâce à mon insistance, les soutiens nécessaires et nous l'avons convaincues à les accepter.

Au début du processus de ce processus de rétablissement qui fut entresemé de toutes sortes d'urgences car il a fallu apparemment qu'



ELLE AILLE TOUT AU FOND DU TROU
,


j'ai écrit ce poème qui est valable pour tout enfant malade et maman à son chevet. 


C'EST LE PLUS GRAND DES CADEAUX!




UN PETIT SOURIRE


Un petit sourire s'est esquissé
sur le visage aimé
un petit sourire éclaire ses yeux tristes, abîmés.
C'est un miracle qui m'est donné

Même un petit rire j'ai arraché
après tous ces jours de lutte
contre l'ennemi des contrées noires
où planent les rapaces aux ailes déployées
jetant leurs ombres si sombres sur la conscience effarée,
Laissant l'être sans défense s'enfoncer
dans un tunnel de ténèbres aux lueurs rougeoyantes,
jaune souffre, gris triste et noir profond

Un sourire s'est esquissé
dans le visage aimé
résuscitant de contrées que nul autre n'a visitées,
où les mots se rejoignent en un désordre insensé

Un petite rire j'ai arraché
qui a traversé les murs de l'irréel
pour retrouver la réalité

Le rire guérit, le rire nourrit
il est espoir, il est vie
Le sourire en est le précurseur, l'annonciateur.
Une rigole de joie a trouvé le nant
au plus profond du coeur s'en allant



Oui, le rire guérit mais parfois il n'est tout de même pas assez fort pour sauver.... mon fils était un être rayonnant, et souriant, mais il s'est tout de même donné la mort.... le rire n'a pas pu être assez fort, puissant pour le sauver.

Cétait hier son enterrement et aussi ... l'anniversaire de ma fille, sa soeur ..... elle fut la première, lui le second ... et moi j'ai failli être la troisième de trop de douleur mais j'ai reussi à renaître pour eux -


UNE OBLIGATION TOTALE - et pour moi AFIN DE PARTAGER/TEMOIGNER, D'AVANCER ET D'APPRENDRE ENCORE

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 09:14
Aujourd'hui, et non seulement aujourd'hui, je suis très découragée, déboussolée, déprimée et tout les "é" que vous voulez. Ca n'a pas de fin j'ai beau me débattre, rien n'y fait. si je regarde en avant je ne vois qu'un chemin de ronces, si je regarde en arrière, et il vaut mieux pas, je ne vois que des souffrances.


MON COEUR DE MERE SOUFFRE ET IL SOUFFRIRA TOUJOURS, IL N'Y A PAS DE REPIS ET JE SUIS AVANT TOUT UNE MERE -


malgré tous les poèmes d'amour qui sont sur ce blog et que j'écris. je n'ai rien trouvé qui puisse contrebalancer cette soufrrance, que des palliatifs momentanés, de petits baumes qui durent ce qu'ils durent.

Ma fille est à nouveau hospitalisée à cause de sa SCHIZOPHRENIE, et toute sortes de problèmes sont à résoudrent - comme voir aux Objets trouvés si son sac fut retrouvé, son sac qui contient toutes ses affaires - clés de son appartement, cartes bancaire, carte d'identité, passeport, etc... qu'il faudra refaire afin de pouvoir rouvrir un compte bancaire qu'elle venait de clôturer ...!!! sinon elle ne touchera pas son Assurance Invalidité, etc... Elle l'a jeté en un accès de colère subite et a fait une crise suite de quoi La Police l'a amenée en clinique. Tous les médicaments sont à revoir, etc...

Cette fois-ci son appartement est dans un désordre total et sale et il faut tout nettoyer. Je vous dis que je suis très découragée surtout que ce n'est pas la première fois. Elle avait coupé toute relation avec moi, donc j'étais impuissante et m'en était fait une raison - elle veut faire sa vie et donc je dois faire la mienne sans elle!!! DUR mais il le faut! Cela m'a pris deux semaines pour m'yhabituer.

Mais voilà, la situation change à nouveau et ce DENI DE FILIATION  (car c'est le même chose par rapport à son père qui de toute façon est parti dans son pays pour six mois) se transforme à nouveau en un besoin de maman.... Ces changements brutaux sont épuisants car je sais que ce ne sera pas la dernière fois . MAIS, A CHAQUE FOIS, ON N'EST JAMAIS PRET!!!


JE N'AI PAS BESOIN D'ALLER DANS UN LUNA PARK, J'AI MON LUNA PARK EMOTIONNEL PERSONNEL - d'ailleurs je n'ai jamais été fan des luna parks....


La SCHIZOFRENIE, émotionnelle en plus,  EST UNE MALADIE EPOUVANTABLE, multiforme donc on ne sait jamais à quoi s'attendre


 - dont on ne connais pas encore toutes les raisons - donc pour laquelle on n'a pas encore trouvé de medicaments. On ne peut qu'en atténuer les effets tout en créant des effets secondaires désagrables, comme les yeux qui papillonnent, monte en haut de l'oeil et y restent scotchés, sécheresse bucales, etc.. Et malheureusement les médicaments sont nécessaires sinon la personne part complètement dans son monde, comme dans le film SERAPHINE .... qui m'a totalement bouleversé car JE SAIS, JE LE VIS, JE LE SOUFFRE EN TANT QUE MERE QUI NE PEUT FAIRE QUE SI PEU!!! Mon coeur est une plaie ouverte et rien ne peut y remédier! Je suis plaine de plaie béantes ... comme pour mon fils parti mais là . mais au moins LA MORT D'UN ETRE CHERE, MEME VIOLENTE, NOUS LAISSE TRANQUILS, NE NOUS TORTURE PAS, comme cette maladie où l'on voit une personne irrémédiablement s'enfoncer de plus en plus, perdre pied avec la réalité parce qu'elle voit tout à travers le prisme faussé de la maladie et ceci même si elle s'accroche de toutes ses forces à la vie normale, ce que fait ma fille parfois même avec effet contreproductif, en sa défaveur.

Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce que je ferai à part ce qui est inscris dans mon agenda. VIVE LES AGENDAS REMPLIS. Lorsqu'il y a un problème, je m'applique à le résoudre mais lä je suis servie, LE PROBLEME EST INSOLUBLE!! ce qui pour moi est très difficile car je suis une active, dynamique, sois-disant forte (mais à l'intérieur toute meurtrie et en bouillie totale - LES APPARENCES TROMPENT ET PARFOIS CE SONT CEUX QUI GEMISSENT ET SE PLAINGNENT QUI SONT LES PLUS FORTS EN REALITE! ...-

BREF, PASSONS AU POEME




NUAGE NOIR

Quest-ce ce nuage noir d'orage
obscurcissant le ciel bleu,
limitant les enjeux?

Sur mon chemin des ombres noires
s'étalent, s'allongent,
m'agrippent, goulûment m'attrapent me sapent,
posent des trappes.
Ces ombres brandissent même des matraques qui menacent

Je prie les dieux, je me débats tant que je peux
Amis à l'aide, S'il se peut!
Le moment est douloureux
Les vautours planent dans les cieux
La proie c'est moi, mon Dieu!

Mais ils ne m'auront pas!
Je bataillerai jusqu'à l'épuisement
car justice je réclame décemment.
Justice dans ce monde injuste
est-ce encore possible justement?

L'orage passe laissant de funestes traces
Les vautours une autre proie chassent
ça me glace!


Ca ira, ne vous en faites pas, c'est une mauvaise passe, j'en ai vu d'autres ... mais mon coeur de mère souffre!
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 11:04

Si vous avez lu la fin de l'article précédent "Encore et encore jusqu'au fleurissement" parlant de l'harmonie, de l'équilibre intérieur et de la schizophrénie, eh bien ,en ce moment j'ai vraiment beaucoup à faire pour me maintenir rien qu'à flot car les problèmes avec ma fille souffrant de cette maladie sont énormes, ainsi que la souffrance, l'impuissance devant cette maladie, l'impuissance de pouvoir aider, de savoir comment faire.


Alors, un poème.... qui en parle, que j'ai écris lors d'un autre moment de la sorte.bien qu'à chaque  fois le ressenti  soit différent.






ENCRE NOIRE




En moi c'est le  noir

Tout s'émiette, tombe en miettes

Le voile de l'optimisme se déchire

Apparaît le noir sur la pellicule de mon destin

La soif d'excès m'étreint

Pétrir la vie pour ne pas mourir

Mourir d'incertitude, de solitude, d'inquiétude

De lassitude, d'impuissance

De toute les "udes"

Ne pas sombrer dans les cris des désespoirs humains


Funambulisme entre noir et blanc

Jets d'encre noire giclent sur le miroir de mon quotidien

Et je sens la main d'airain se resserrant sur mon sein

Hier ensore serein


Novembre, décembre mois des cendres,

Des joies d'antan

Brûlent les bûches incandescentes

De l'effroi, de l'horreur.

Et la rivière sous terre coule au puits sans fond

Dans mon être profond où se nichent les éternelles misères

Ainsi que la douceur infinie de l'âme en souffrances transie

Et à nouveau je crie ...

Pas d'écho dans cette mer d'indifférence ...





La dernière strophe n'est plus vraie depuis que j'ai écrit ce poème!



ll y a des personnes chères qui me soutiennent comme ils peuvent et rien que ce blog m'aide à tenir dans de tels  moments difficiles; c'est la vérité!

 


ET J'EN SUIS TRES RECONNAISSANTE ET REMERCIE!!! CA AIDE, CROYEZ-MOI 



et ceux qui disent que de toute façon il n'y a que des dérpimés sur Internet... sont des idiots car, au moins il y a ça parfois!



Et maintenant, vous savez ce que je vais faire :



ALLER ME PROMENER ET APRES PEINDRE - DONC SE CONCENTRER SUR AUTRE CHOSE POUR LAISSER EVACUER EN DOUCEUR PLUTÔT QUE D'INSISTER DESSUS ET DE TOURNER EN ROND.


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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 20:46


Eh bien, cette Pâques ne fut pas ce que l'on attendait, non, pas printannière du tout. Mais les skieurs ne s'en plaindront pas car il y avait de la poudreuse même si le froid n'a pas manqué - jusqu'à 15 degré en dessous!!

Moi je suis restée bien au chaud, dans l'eau thermale, un peu refroidie par la chute de neige de la journée. J'avais besoin de me reposer de toute urgence car j'ai failli revivre des choses déjà arrivées dans le passé (maladie psychique grave de ma fille). Bref, il a fallu que je m'accroche très fort pour ne pas sombrer et chasser ces démons du passé-présent, mais ce fut limite. J'ai fuis à la montagne mais en ayant fait face auparavant.

À la montée, les automobilistes roulaient au pas, comme s'ils n'avaient jamais vu de neige, ces Suisses! Et au retour, ce fut la neige tout le long sur l'autoroute, au pas d'escargot mais pas moi. Je ne sais pas pourquoi mais je sais rouler sur la neige et je n'ai pas peur même si je fais attention. Je me suis retrouvée sur la file de gauche tout le long car à droite, c'était la file indienne à 50-60 km/h. Je connaîs le chemin ce qui facilite car pour les distances longues et inconnues, je n'aime pas et suis une poltronne. Et puis j'adore les grands virages de montagne et je n'aurai jamais une voiture automatique car j'aime "commander et travailler" avec la voiture. C'est physique. Mais je conduis de façon très régulière. Cependant il ne faut pas me demander s'il faut tourner à gauche ou à droite car, là je me trompe toujours - mon cerveau doit avoir un problème. Alors, j'ai mes petits trucs pour palier et si je me gourre, je fais tout de suite demi-tour et recommence.juste cette fois-ci.

Je bavarde, bavarde ... Voici donc le poème parlant - situation dans laquelle je me suis retrouvée avant Pâques et j'ai dû AFFRONTER, comme toujours!!!! Il ne parle pas de l'horreur d'un film d'horreur, non, mais d'une horreur qui te touche jusque dans tes tréfonds, là où ça fait le plus mal, où ça te creuse le plus et t'affecte le plus, te déstabilise complètement, même peut te détruire, te faire sombrer tout à fait, te torturer à mort.



L'HORREUR


As-tu jamais vu la vraie horreur
Pas celle qui fait peur
Mais celle qui pénètre dans chaque pore
Et qui t'imprègne le corps
Te fige les battements du coeur
Te coupe le souffle
Se transormant alors en un filet tenu
T'accrochant à ce que tu as vu

Au dessus du vide tu restes pendu, suspendu
Ce vide que l'horreur a creusé dans tes entrailles
Qui sans cesse te tenaille
L'horreur a pris possession de ton corps
Dans ton âme elle s'est fait une niche
Sans que rien n'y faire tu puisses
Elle est un cancer qui lentement te dévore
Si tu refuses de la regarder en face
Si tu refuses ou ne peux pas l'abattre
Elle te vaincra
Car elle surgira quand tu ne t'y attends pas
C'est un fauve dont tu es la proie
Si tu ne l'affrontes pas ici-bas

La mort, la folie ou l'apathie
Sont ses amies
Ou alors l'inhumaine catalepsie





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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 23:25

Un poème pour ma fille qui souffre d'un accès de PARANOïA. Elle est atteinte de SCHYZOPHRENIE et la paranoïa en est une des manifestations car cette maladie présente tant de facettes - apparemment 


plusieurs gènes sont touchés ainsi que les neurotransmetteurs  qui transmettent et dirigent les informations vers les différents centres du cerveaux, comme une centrale téléphonique en quelque sorte, et probablement aussi affectent le fonctionnement des glandes qui régulent l'émotivité - donc l'humeur donc états dépressifs, ou hyper excités ainsi que révoltes, ce qui est son cas, et faussant ainsi le ressenti de la réalité. Elle est hospitalisée depuis un moins maintenant et ça n'a pas l'air de donner le tour contrairement 


à d'autres fois. Dosage plus important de médicaments, enfermement afin que la personne ne d'éparpille pas, ne se dissout pas, la réalité étant trop pénible comme admettre que l'on est malade et que ce que l'on ressent, pense n'est pas la réalité concrète malgré le fait que c'est absolument réel pour la personne elle-même. Délires divers allant de raisonnements qui tiennent debout mais sont des constructions fallacieuses jusqu'aux discours complètement hors du réel. 


C'est très très triste et mon coeur saigne, est à vif! Et je suis si impuissante. Qu'est-ce une petit visite d'une demi heure ou même que d'un quart d'heure car plus long c'est trop pour elle - le monde est  trop affrayant et l'âgresse. Qu'est de lui laver ses habits, de lui tenir la main jusqu'à ce qu'elle le refuse et parte en elle .... et pourtant c'est si important malgré tout pour la rappeler, lui rappeler qu'elle n'est pas seule au monde.
 

Ceci sur le magnifique concert pour violon No. 1 de Bruch

 

 

 
COEUR QUI SAIGNE



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THERE'S A LITTLE HEART


Wlaking along,
There's a little heart happy all day long
Singing a song to beautiful life's dawn

Day in day out the same song
Little heart is trudging along,
Dragging hope behind it so long

There's a little heart
Shivering all along
Barely humming it's lonely song ...
"Where are you my lovely brother,
My father and tender mother?"

A little heart
Sjouting all day long
"Where are you my lovely song?
At rainbow's end or is it the end?"
My head is bursting
My soul is gone

There's a little heart
All tattered up
Hardly breathing so fat it's dropped down
Brother has gone
to his own dawn
And the world has shrivelled down

There's à little heart
Pulling the shades down
On sadness and the world's madness
A little heart that's gone, 
No more song!

Little heart no longer will hum it's silent song
The night is fearful and the day the shades are down
All down ...

My head is bursting,
My heart is thursting
My soul, ...where is my soul?
"O mother, do come and save my soul"
Says desperate silence ...

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